Inde du Nord : que faire à Âlwâr, la porte du Rajasthan ?

✨Après avoir exploré Delhi, la capitale indienne, en long, en large et en travers, je poursuis mon périple dans le pays le plus peuplé au monde. Cap désormais sur le Rajasthan, à commencer par Âlwâr, à mi-chemin entre Delhi et Jaipur.

Puisque visiblement j’adore me lever tôt, le réveil est réglé sur 4h45. Départ de l’hôtel dans la foulée pour aller à la gare de Delhi. Je prends un train pour Alwar, et à ma grande surprise, j’arrive relativement facilement à trouver ma voiture et ma place. Le trajet dure environ deux heures et une fois arrivé je file en tuk-tuk au City Palace, le lieu qui m’intéresse. Alors que je discute avec des enfants (ils voulaient écouter de la musique française : ils ont eu Charles Aznavour), un homme me fait signe de le suivre. Je suis ainsi parti pour une promenade d’une bonne heure et demie et au pas de course, à travers tout le centre historique.

Akshé me fait découvrir le bassin autour duquel la vieille ville est bâtie, le monument à la gloire du Maharajah local, puis on s’enfonce dans une forêt remplie de singes. Il me fait comprendre qu’il vient ici tous les jours pour donner à manger aux macaques et aux biches et m’invite à faire de même. Nous remontons alors un chemin jusqu’à un petit temple un peu perdu. C’est également la source qui alimente le bassin en contrebas. Akshé m’invite à plonger dedans, je refuse poliment : l’eau ne fait pas du tout envie.

Une petite prière adressée au dieu honoré dans ce temple et nous redescendons dans la vieille ville, direction le musée local. La visite se fait encore une fois au pas de course : on y découvre une collection impressionnantes d’armes en tout genre, d’instruments de musique mais aussi un portrait de Napoléon légendé « un homme anglais » (ça ne lui aurait probablement pas plu).

Akshé, sans doute le meilleur guide d’Alwar !

Je ressors du musée, et poursuis en solitaire ma visite de cette vieille ville si photogénique. Les locaux m’accostent régulièrement, probablement peu habitués à voir un européen chez eux. Je multiplie les selfies, photos de groupes et poses d’architecture et de paysages jusqu’à l’heure du déjeuner.

Un homme m’interpelle : il a une agence spécialisée dans les visites du fort d’Alwar. J’accepte et, face à l’absence de restaurant dans la vieille ville d’Alwar, on m’accompagne à un snack un peu plus loin. Sur place, un homme aux yeux bleus très profonds me met le turban sikh. On fait quelques photos, tout le monde ri. Puis un de ses amis me demande si je connais Narendra Modi, le Premier ministre indien. Je dis que oui. Ni une, ni deux, il sort son téléphone pour me filmer et me demande ce que j’en pense. J’esquive la question. L’homme est visiblement déçu. « Repeat after me : Narendra Modi is greatest of all time. He found the solution to Ukraine-Russia’s war. » Alors non, je ne vais pas répéter ça devant une caméra. Ma technique dans ces moments : faire l’idiot et ne pas comprendre ce qu’on me dit, ça marche tout le temps. Il finit par lâcher l’affaire et m’explique qu’il fait partie du parti au pouvoir et qu’en vue des élections il fait des vidéos pour les réseaux sociaux.

J’embarque finalement avec mon chauffeur de l’après-midi et un ami et nous nous engageons à toute vitesse sur des petites routes de montagne, frôlant les véhicules qui arrivent en face et klaxonnant en continue. Arrivés en haut, je visite le fort qui ne présente en réalité que peu d’intérêts. La vue est, elle, bouchée sur la vallée pour cause de pollution. En revanche, voyant mon appareil photo, les deux compères me font les photographier un peu partout. Je fais une blague sur le fait que les portraits que je fais d’eux devrait me permettre d’avoir une petite ristourne sur la sortie… Bon ben, ça ne les a pas fait rire (pas du tout).

Nous redescendons dans la vallée. Une entourloupe sur le prix final plus tard, je demande au chauffeur de finalement me déposer au City Palace. Les deux hommes essaient de me refourguer un guide de leur connaissance, je leur dis dix fois non et finis par obtenir gain de cause. Je me rebalade à l’endroit où j’étais le matin même. La lumière est plus douce, plus jolie. Sur les bords du bassin, quelques femmes puis des familles entières allument bougies et encens, déposent fleurs et fruits. Un jeune homme m’explique qu’il s’agit d’une cérémonie hindou qui a lieu tous les 19 novembre au soir et 20 novembre au matin pour célébrer le soleil. L’instant est hors du temps.

En fin d’après-midi, un coup de tuk-tuk plus tard et je suis de retour à la gare d’Alwar. Direction Jaipur, pour y passer les trois prochains jours.

1 comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close
Le réseau :

Lettre d’information

Inscrivez-vous à notre lettre d’information pour être prévenu de nos nouveautés en avant-première :

Articles les plus lus :
  • Que faire pour un week-end 100% Noël à Londres ?

  • Ce que vous devez savoir pour utiliser votre drone en Norvège

  • Madère : l’île la plus impressionnante d’Europe ?

Close

Est en Ouest

Le monde est à vous !

Cyrille Ardaud • Litchi Média © Copyright 2024 - Tous droits réservés. Aucune réutilisation commerciale sans autorisation. Crédit et lien vers le site obligatoire pour une réutilisation non-commerciale.
Close